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Pour les cochons, le paradis sur Terre existe (pas en Bretagne ni au Moyen-Orient, bien sûr). C'est une île des Bahamas, las Exumas. Ils seraient arrivés là il y a cinquante ans, suite au naufrage d'un bateau de gens qui comptaient les transformer en charcuterie. Gens qui, sachant moins bien nager que les quadrupèdes, auraient coulé de par le fond pendant que les suidés, débarrassés de leurs bour­reaux, atteignaient une inespérée terre promise. Paradis : sea sex and sun toute l'année, et nourriture à gogo apportée par les touristes ! Et pas un islamiste sur l’île !

J'ai cherché à comprendre la prohibition de cet animal dans les deux religions du Livre (les cathos ne sont pas atteints). Au départ, entre autres raisons dont des folklos, ce serait lié au fait que la consomma­tion de sa viande, mal cuite, trimballée sous la chaleur (pas de frigo ni de congélo dans la Bible et le Coran), présentait des inconvénients, qui n'ont plus lieu d’être aujourd'hui. Maintenant, je pense que cela ne fait plus partie que des outils d'oppression, une bonne religion est celle qui marche sur deux jambes : ce qui est obligatoire, ce qui est interdit.

Quant à la « troisième jambe »... Je pense qu'une autre raison du rejet de cet animal tient à ce qu'il symbolise la sexualité. Voir, rien que dans la langue, le sens figuré de « cochon » : gros cochon, film cochon, faire des cochoncetés tout seul, à deux et plus si affinités.

Et une sexualité joyeuse : regardez mon cochon du haut s'il n'a pas la banane ! Or la joie, pour des religions dont le seul but est de nous convaincre que la terre est une vallée de larmes, qu'il n'y a pas de paradis terrestre, que le seul bonheur possible est au Ciel, pas question !