1024px-Aphidoidea_puceron_Luc_Viatour

Sur ASI, je me suis fait coxer par un asinaute (bien asinien) qui m'a reproché de faire de la pub pour mon blogue. Il s'est pris une rouste en retour car, comme je ne « cherche » jamais les autres commentateurs, je déteste qu'on vienne me le faire, je déteste qu'on s'intronise modérateur de forum. Mais, comme j'ai cependant un bon fond, j'ai expliqué aux autres asinautes, pas lemarisés (private joke), le pourquoi du choix d'un blogue indépendant. Je vous le refais ici :

Dans mon souvenir, les premiers médias internet à faire bosser leur lecteurs pour se fournir en contenu éditorial furent Le Post et Rue89*. Procédé bien roublard repris par à peu près tous les autres : Médiapart, L'Obs, Marianne pour ceux que je fréquente. Procédé inspiré de la technique ancestrale des fourmis, qui pelotent les pucerons pour les traire et se nourrir de miellat. Peloter les abonnés, c'est exactement ce que font ces patrons de presse en promettant à leurs con-tributeurs le nirvana de milliers de lecteurs ébaubis par tant de talent. Gagner sa vie en faisant bosser gratos les autres : aucun patron de droite n'oserait faire ça, on n'est quand même pas au Qatar (excellente émission de Drouelle lundi 26). Et aucun abonné lambda de Médiapart, pourtant indigné par toutes les exploitations de la Terre, ne trouve à y redire.

Médiapart a construit une bonne partie de son effectif d'abonnés ainsi, en s'adjoignant les services bénévoles de clubistes dont certains sont aussi connus voire plus que leurs journalistes. Et maintenant que ce confortable matelas est bien rembourré (plus de 120 000 abonnés, se vantait récemment Ed l'Anguille, dit encore l'Anguille à moustaches), il promène ses blogueurs en leur promettant depuis six mois une plate-forme moins catastrophique que celle qu'il leur a fourguées en décembre (de mauvais esprits croient que c'est fait exprès). Promesse dont on peut penser qu'elle sera tenue quand les poules danseront la polka piquée.

ASI a fait ça un temps en publiant comme article, avec accord de l'auteur certes, un commentaire de qualité pris dans les forums. Sans le payer au tarif syndical, sans lui offrir un abonnement comme il aurait pu le faire à Gemp.

* Pire : ils ont re-publié au moins une fois un article de « riverain » (devinez qui) sur leur magazine-papier payant sans avoir d'abord sollicité l'accord de l'auteur.