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Dans l’article consacré au regretté Jean-Pierre Leloir, j'évoque rapidement Jean-Michel Boris, ex-directeur de l'Olympia, qui au Printemps de Bourges ne dédaignait pas de faire un brin de causette avec les petits radioteux comme votre serviteur. Mélange de simplicité et d'intelligence : il savait qu'un avis de passionnés comme nous pouvait lui servir à imaginer comment serait reçu tel ou tel artiste encore méconnu. Ne me parlez donc pas du nommé Claude Fléouter, alors ponte de la variété au Monde, déshonoré à bon droit pas une magouille aux Victoires de la Musique, qui nous aurait marché dessus plutôt que de nous parler.

http://misentrop2.canalblog.com/archives/2016/04/04/33614601.html

Jean-Michel Boris, dans un livre que je viens de trouver aux puces, évoque entre autres (et avec une tendresse admirative justifiée) Aznavour. Cela me renvoie avec brutalité à une chanson que j'ai longtemps aimée pour son élégance nostalgique :

https://www.youtube.com/watch?v=xalNQni80CU

Sauf que je l’écoutais comme je fais trop souvent : en fond sonore. Jusqu'au jour où j'ai pris la peine (la peine, non : le temps) de faire attention aux paroles. Et là, boum, je suis tombé sur le récit... d'un viol de mineure !

Et j'ai renversé à Trousse chemise
Malgré tes prières à corps défendant
Et j'ai renversé le vin de nos verres
Ta robe légère et tes dix sept ans
Quand on est rentrés de Trousse chemise
La mer était grise, tu ne l'étais plus
Quand on est rentré la vie t'a reprise
T'as fait ta valise t'es jamais r'venue.

Hé oui, en 1962, la majorité était à 21 ans ! Réécoutez bien, et vous verrez comment il évoque plus qu'il ne dit, exemple : la mer était verte tu l'étais aussi...

« T'as fait ta valise t'es jamais r'venue » : on comprend qu'une fois dessaoulée elle ne soit jamais retournée à Trousse-Chemise !

Et je continue d'aimer écouter cette chanson. Débrouille-toi avec tes contradictions, Al...