GSSV5695_lightbox

 

Les arbres de bord de route sont une richesse universelle, sauf pour les crétins qui roulent à donf et réussissent à quitter la route à l’insu de leur plein gré. Qu'on les voie de loin ou de près, des marqueurs de paysage au même titre que les éoliennes, et autrement plus marquants que les élevages agro-industriels et les zones commerciales.

Mais c’est les crétins qui ont le pouvoir, pas les oiseaux ou les poètes, pourtant bien plus indispensables qu’eux. Profitons-en car ils sont à terme voués à être sacrifiés aux chauffards. Les seuls qui pourraient avoir des remplaçants sont leur cousins du canal du Midi, protégé par son statut de patrimoine mondial.

Quand je vais dans ce Midi, où le procédé paysager est plus répandu qu’ailleurs, je ne lasse pas de voir ces lignes d’arbres dansant à l’horizon ou de rouler raisonnablement à leur ombre bienveillante, qui plane depuis le temps des chevaux et des diligences.

Le plus impressionnant temple d’arbres que je connaisse se trouve entre Pézenas et Montagnac, sur les premiers kilomètres de la D 32. On roule dans la pénombre, sur une route qui paraît minuscule au regard des platanes gigantesques qui la bordent.

(J'ai voulu vous les montrer. Hélas, la seule photo que j'ai trouvé a un premier plan truffé de poteaux téléphoniques, de panneaux de signalisation et d'aménagements routiers. Grrr...)

big_photo_312018_10633703_2013011739259313