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Ah Tino Rossi. Nos mères auraient tué père, mari et gosses pour pouvoir baiser ses pieds et plus si affinités. La première fois que j'ai lu son nom c'était à sa place : dans l'almanach Vermot. Dès que j'ai pu avoir un peu de jugeotte en matière de paroles et zizique et découvert Brassens, Brel, Ferré, consorts et consortes, j'ai fui Don la Guimauve et me suis plutôt intéressé à ceux qui le charriaient comme les Chanson Plus bifluorée (héhé, L'Ajaccienne, La boudeuse ou Petit Pasqua Noël...) ou aux vrais chanteurs corses comme Jean-Paul Poletti, les Donninsulana ou A Filetta (Gougueule est votre ami). Ne parlons pas de ses films, où une motte de beurre aurait joué plus speed que celui qui n'a jamais chanté le Tango corse, de peur qu'on le prenne pour Dominique.

Jusqu'au jour où par un hasard qui pourrait bien s'appeler Philippe Meyer (mort d'une attaque de galletophobie), je tombe sur un air dont je n'avais jamais entendu parler, tiré d'un opéra de Bizet qui jusque là n'avait jamais bizé mes oreilles. La romance de Nadir, chantée par le papanoëlicide ! Et là, les défauts deviennent des qualités, sa lenteur n'est plus mollesse, sa douceur n'est plus mélasse et je suis contraint d'admettre que, bah oui, il avait une sacrée belle voix, que les aigus il sait faire, que plus pure c'est que tu as des ailes dans le dos et une belle robe blanche pour cacher ton absence de jésus (paraît aussi qu'ils n'ont pas de porte arrière).

 

https://www.youtube.com/watch?v=HVM3gEP2WIA

Piqûre de rappel :

https://www.youtube.com/watch?v=AlBlV7E8nfc