31 mars 2016

La reine des cabrioles

  Ma quatrième fut la reine des cabrioles, et c'est ce qui la perdit. Jolly Jumper IV y prit goût sur une petite départementale, au bout d'une ligne droite où j'apercevais un tracteur agricole tenant mal sa droite. A l'instant de le frôler, il trônait franchement au beau milieu de la route : oh funérailles ! Une seule solution : le fossé, dix mètres de ronces valant mieux que deux tonnes de ferraille. Coup de volant. Et si on évitait le précipice ? Autre coup de volant, direction le ravin d'en face. Allez, on repart... [Lire la suite]
Posté par alceste1 à 07:31 - Commentaires [0] - Permalien [#]

30 mars 2016

Lady Magny

Stop, écoutez d'abord ! https://www.youtube.com/watch?v=uUpPS7KBhsQ Si je dois, avec la plus grande peine, limiter ma discographie à dix chansons, elle en ferait partie. Pourquoi ? Pour la voix, bien sûr, pour la musique, lancinante, pour l'accompagnement d'une rare force et simplicité. Mais aussi parce que, depuis des années que j'écoute cette chanson, je n'en ai toujours pas fait le tour. On ne peut pas savoir qui sont ces gens, riches ou pauvres, bons français (les prénoms) ou immigrés (Melocoton) garçon ou fille... [Lire la suite]
Posté par alceste1 à 09:12 - Commentaires [0] - Permalien [#]
29 mars 2016

Le Fourgon de la mort

Le jour où on appris ça, soit jeudi dernier, voici ce que j'ai écrit : « 12 morts dans un accident. Logiquement, ça devrait faire la une de tous les médias, tous les ministres devraient se ruer devant télés, micros et stylos dans la chapelle ardente de Montbeugny. Ah oui mais ce sont des Portugais. Et pire, des ouvriers. » Ce drame a pratiquement disparu des radars et, à part les ministres des Transports et de l'Intérieur qui ont juste pris le temps de faire rédiger un communiqué par leurs services, rien. Qu'a-t-on... [Lire la suite]
Posté par alceste1 à 09:31 - Commentaires [0] - Permalien [#]
25 mars 2016

Monsieur tout rouge

Monsieur Barbarin, cardinal de son métier en attendant mieux, poussé dans le dos par l'indignation populaire devant son inaction à sanctionner son clergé en faute à l'inverse de son action à sanctionner les pédés, les gouines qui auraient pu (horreur!) laisser venir à eux les petits enfants sans être prêtres, Monsieur tout rouge (coucou Léo*) demande pardon. Sur le coup on se dit : que c'est beau, le repentir de ce saint homme de Dieu ! Et puis on réfléchit. On se souvient que le pardon ne peut être demandé que par... [Lire la suite]
Posté par alceste1 à 08:32 - Commentaires [1] - Permalien [#]
24 mars 2016

La Deuche de Monsieur l'Abbé

  Ma troisième, malgré sa couleur, je n'osai jamais l'appeler "la belle bleue". Cette vieillerie me vint d'un saint homme de Dieu, le brave et austère vicaire de ma paroisse, qui connaissait certainement plus la rhétorique que la mécanique. Bosses, éraflures, raccords de peinture approximatifs sur un fond général aussi délavé que les yeux d’un alcoolo en phase terminale, elle présentait tous les signes extérieurs de la pauvreté. Et je ne parle pas des signes intérieurs : outre l’inévitable plancher à troutrous, la capote... [Lire la suite]
Posté par alceste1 à 07:17 - Commentaires [0] - Permalien [#]
23 mars 2016

LES DEMOiSELLES DU CHâTEAU

Sous mon article consacré à « la tondue de Chartres », plus d'un commentaire a souligné le caractère terriblement destructeur de la justice dite « populaire » en période trouble. Allez, une histoire de femmes ayant pratiqué la collaboration horizontale (il y en eut, qui n'était pas toutes sincèrement amoureuses) qui n'a fini que dans le ridicule. Dans le pays de ma mère (et de ma marraine, qui a fait 15 mois à Rawensbrück sur dénonciation, elle revint en faisant la moitié de son poids de départ) les demoiselles... [Lire la suite]
Posté par alceste1 à 08:07 - Commentaires [0] - Permalien [#]

22 mars 2016

NON à LA GPA !

  Voici d'abord ce que disait Catherine Dolto de la GPA : «Comment préserver le sentiment de sa dignité quand on est le résultat d'une transaction, d'un contrat, d'une livraison ?» «Ce qui est en cause, c'est le statut de l'enfant comme sujet. En le traitant en objet convoité, auquel chacun a droit s'il peut payer, en lui proposant comme premier lien affectif, fondateur, un marché de dupes entre ses parents et une femme qui accepte d'être ainsi utilisée un temps pour disparaître ensuite, c'est l'humanité même de... [Lire la suite]
Posté par alceste1 à 07:37 - Commentaires [1] - Permalien [#]
19 mars 2016

CAVANNA EST VIVANT !

  La lecture de Mohicans (Denis Robert) m'en a appris sur quelqu'un* que je croyais connaître pour avoir lu Hara-Kiri, Hara-Kiri Hebdo, Charlie-Hebdo (hors fin du règne du Philou). Je ne me lassais jamais de le lire, de l'écouter, de le voir à l'écran. Pour moi, c'était quelqu'un de bougrement vivant, charnel, simple, pas tordu pour un sou. Il y a peu, j'ai retrouvé ce qu'il avait écrit à la mort de Pierre Fournier (la Gueule Ouverte). Pas une ride dans cet hommage à un véritable écologiste, qu'il faudrait faire avaler sans... [Lire la suite]
Posté par alceste1 à 07:35 - Commentaires [0] - Permalien [#]
18 mars 2016

JOLLY JUMPER II

  Ma deuxième fut la plus folle. Achetée trois francs six sous pour ses quatre pneus en apparent bon état, elle ne valait pas davantage. Sur ailes, capot, coffre, caisse, elle arborait toutes les couleurs du nuancier de la 2 cv depuis que les casses auto existent. Elle prenait l'eau par : l'aérateur, les essuie-glaces, le compteur, la capote, le plancher avant. Vous traversiez une flaque, c'était la Piscine Molitor. Cette perméabilité me valut d'aller marier mon frère en bottes de pêche : quatre vingt kilomètres en conduisant... [Lire la suite]
Posté par alceste1 à 07:48 - Commentaires [0] - Permalien [#]
17 mars 2016

San-Antonio classique

Quand on dit « San-Antonio » on pense avec joie polar, caleçonnade et débagoulis verbal en bon descendant de Rabelais. Et on a foutrement raison. Frédéric Dard, dans ses polars préférés, mettait un point d'honneur à trousser les jupes de la syntaxe, faire de beaux bâtards au vocabulaire et déshonorer Sainte Orthographe par les arrières. Pour ce, il se faisait aider par l'Inspecteur Bérurier, alias la Gonfle, expert en bérureries, traitant son supérieur hiératique de « commissouille de mes caires », remerciant la... [Lire la suite]
Posté par alceste1 à 07:28 - Commentaires [0] - Permalien [#]